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        <fileDesc>
            <titleStmt>
                <title>Ton Serviteur le mien avoit apris (dizain)</title>
                <author>Charles de Sainte-Marthe</author>
                <respStmt>
                    <resp>Édition scientifique</resp> 
                    <name>Claire Sicard</name>
                </respStmt>
            </titleStmt>
            <publicationStmt>
                <publisher>La Rimerie</publisher>
                <date>2018</date>
            </publicationStmt>
            <notesStmt>
                <note/>
            </notesStmt>
            <sourceDesc>
                <listWit type="Imprim_Mono_XVI">
                    <witness xml:id="Pofr1540"><bibl>
                        <title>La Poesie Françoise de Charles de Saincte Marthe, natif de Fontevrault en Poictou, Divisée en trois Livres. Le tout addressé à tresnoble et tresillustre Princesse, Madame la Duchesse d’Estampes, et Contesse de Poinctievre. Plus. Un Livre de ses Amys</title>, 
                        <pubPlace>Lyon</pubPlace>, 
                        <publisher>P. de Sainte-Lucie, dit Le Prince</publisher>, 
                        <date>1540</date>, 
                        <biblScope>p. 13-14</biblScope>.
                    </bibl>
                        <msDesc><msIdentifier><institution>Bibliothèque nationale de France</institution><idno>Rés.p-Ye-193</idno></msIdentifier></msDesc>
                    </witness>
                </listWit>
                <listBibl type="Critique">
                    <bibl>-</bibl>
                </listBibl>
            </sourceDesc>
        </fileDesc>
        <encodingDesc>
            <editorialDecl>
                <hyphenation>
                    <p>- La division des mots en fin de ligne respecte l'original.</p>
                </hyphenation>
                <correction>
                    <p>- Les coquilles et erreurs manifestes de l'original ne sont corrigées que dans les versions régularisées.</p>
                    <p>- Les mots illisibles ou manquants sont réintroduits chaque fois qu’il est possible de les reconstituer.</p>
                </correction>
                <normalization>
                    <p>- La présentation du texte suit d'aussi près que possible la disposition et les choix typographiques de l'ouvrage collationné.</p> 
                    <p>- Les lettres ornées sont transformées en petites capitales ordinaires.</p>
                    <p>- Dans les versions régularisées, les i/j et u/v sont dissimilés ; à / a, où / ou, là / la sont distingués.</p> 
                    <p>- L’accentuation est réintroduite sur les participes passés des verbes du 1<hi rend="superscript">er</hi> groupe et les mots finissant en -é</p>
                    <p>- Quand elle existe, l’accentuation du texte source est respectée, sauf si son maintien crée une ambiguïté et compromet
                        la bonne compréhension du texte (par exemple « né » à la place de « ne/ni »).</p>
                    <p>- Les cédilles sont introduites dans les versions régularisées lorsqu’elles manquent dans le texte source.</p> 
                    <p>- Les abréviations, y compris les tildes et les esperluettes, sont maintenues dans la version originale - diplomatique, résolues dans toutes les autres versions.</p> 
                    <p>- Dans les versions régularisées, les apostrophes sont réintroduites lorsqu’elles manquent, supprimées lorsque leur présence compromet la bonne compréhension du texte (par exemple « d’advantaige » et « dadvantaige »), décalées
                        quand l'usage actuel l'exige.</p>
                    <p>- Les mots agglutinés sont séparés dans les versions régularisées.</p> 
                </normalization>
                <punctuation>
                    <p>- La ponctuation et l’usage des majuscules de la source sont respectés dans les versions originales, corrigés dans les versions régularisées lorsqu’ils
                        compromettent la bonne compréhension du texte ou qu'ils contreviennent radicalement à l'usage actuel (par exemple « le carquois D'amour » pour « le
                        carquois d'Amour »)</p>
                </punctuation>
            </editorialDecl>
        </encodingDesc>
        <profileDesc>
            <langUsage>
                <language ident="Francais">Français</language>
            </langUsage>
            <textClass>
                <keywords>
                    <term>valet</term>
                    <term>vol</term>
                    <term>intertexte</term>
                    <term>adresse directe</term>
                    <term>poète</term>
                    <term>sociabilité</term>
                    <term>pairs</term>
                </keywords>
                <catRef target="#Dizain" scheme="Liste_Genres.xml"/>
            </textClass>
        </profileDesc>
        <revisionDesc status="3">
            <change>
                <date when="2015-12-16">16-12-2015</date>
                <persName><forename>Claire</forename>
                    <surname>Sicard</surname></persName> - Transcription initiale</change>
            <change>
                <date when="2018-02-27">27-02-2018</date>
                <persName><forename>Claire</forename>
                    <surname>Sicard</surname></persName> - Encodage TEI initial</change>
        </revisionDesc>
    </teiHeader>
    <text>
        <front>
            <div type="section" xml:id="Pofr1540-0">
                <head type="FI1">Introduction</head>
                <div type="intro" subtype="Datation" xml:id="Datation">
                    <head type="FI2">Datation</head>
                    <p><date notBefore="1531" notAfter="1540">Entre 1531 et 1540</date></p>
                    <p>Entre le moment où Clément Marot a écrit le texte auquel Sainte-Marthe fait référence et la date de la publication imprimée de <bibl>La Poesie Françoise</bibl>.</p>
                </div>
                <div type="intro" subtype="Presentation" xml:id="Presentation">
                    <head type="FI2">Introduction à la pièce</head>
                    <p>Charles de Sainte-Marthe fait ici référence à un épisode que Clément Marot rapporte dans une épître « Au Roy » composée fin 1531 et présentée à François I<hi rend="superscript">er</hi> le 1<hi rend="superscript">er</hi> janvier 1532. Elle commence « <quote>On dit bien vray, la maulvaise Fortune</quote> » (voir <bibl>
                        <author>Clément Marot</author>, 
                        <title>Œuvres poétiques</title>, 
                        <editor>éd. G. Defaux</editor>, 
                        <pubPlace>Paris</pubPlace>, 
                        <publisher>Classiques Garnier</publisher>, 
                        <date>1990</date>, 
                        <biblScope>t. 1, p. 320-323</biblScope></bibl>). Le poète s’y plaint notamment de ce qu’un de ses serviteurs indélicat lui a dérobé l’argent que le prince lui avait donné, une bonne partie de sa garde-robe et un cheval. Les vers 8 à 14 dressent du voleur le portrait suivant :</p>
                        <l>J’avois ung jour un Valet de Gascongne,</l>
                        <l>Gourmant, Yvroigne, et asseuré Menteur,</l>
                        <l>Pipeur, Larron, Jureur, Blasphemateur,</l>
                        <l>Sentant la Hart de cent pas à la ronde,</l>
                        <l>Au demeurant le meilleur filz du Monde,</l>
                        <l>Prisé, loué, fort estimé des filles</l>
                        <l>Par les Bourdeaux, et beau Joueur de Quilles.</l>
                    <p>Rappelons par ailleurs que les Gascons, avaient une exécrable réputation au XVI<hi rend="superscript">e</hi> siècle, comme en témoigne par exemple ce violent discours d’Étienne Dolet en 1534 (<bibl>
                        <title><foreign>Les Orationes duae in Tholosam</foreign></title>, 
                        <editor>éd. K. LLoyd-Jones et M. Van Der Poel</editor>, 
                        <pubPlace>Genève</pubPlace>, 
                        <publisher>Droz</publisher>, 
                        <biblScope>p. 165-167</biblScope></bibl>, reproduit dans <bibl>
                            <author>Guilhem Pépin</author>, 
                            <title type="sub">« Genèse et évolution du peuple gascon du haut Moyen âge au XVII<hi rend="superscript">e</hi> siècle »</title>, 
                            <title>Modèles linguistiques</title> 
                            <biblScope>[En ligne], 66 | 2012, mis en ligne le 28 février 2013, consulté le 16 décembre 2015 : <a href="http://ml.revues.org/287">URL</a></biblScope></bibl>) : 
                        « <quote>Peux-tu me nommer un seul Français qui ait été tant soit peu affecté par un Gascon ? Un seul Français qui ait été surpassé en grandeur d’esprit et sur le champ de bataille ? Un seul Français qui ait été blessé ou tué sinon par méchanceté et par ruse (trait si caractéristique du Gascon) ? Ne te vient-il pas à l’esprit de te demander combien de fois les Français ont offert aux Gascons le choix de permettre à un seul Français de terminer, en combat individuel avec un Gascon, les désordres provoqués entre nous, ou nos nombreuses disputes ? Ne te vient-il pas à la mémoire combien de fois un Français a courageusement essayé d’en venir aux mains avec un Gascon ? Combien de fois, au contraire, un Gascon a lâchement refusé ? Ne te rappelles-tu pas combien de fois un Français a maîtrisé un Gascon, ou bien les rares occasions — si jamais il y en a eu ! — où un Gascon a maîtrisé un Français ? […] Comment donc ! S’il y a des assassins à Paris […], s’il y a des criminels les plus audacieux à Orléans, chercheras-tu à nier le fait que ce sont tous des Gascons ? À Paris, qui, dit-on, fait sauter les portes de tout le monde pour faire des vols à main armée ? Qui, dit-on, pousse les jeunes filles au vice ? Le Gascon ! À Paris, qui, déclare-t-on, rôde toute la nuit, court çà et là à travers la ville, envahit les rues ? Le Gascon ! À Paris, qui considère-t-on comme coupable d’avoir dévalisé les dévalisés de la nuit ? D’avoir brutalement blessé les blessés ? D’avoir fâcheusement assassiné les assassinés ? Le Gascon ! D’ailleurs, la réputation de méchanceté dont jouissent les Gascons a déjà gagné les Français, et s’est même répandue universellement, au point où les gens croient que rien de cruel, rien de criminel, rien d’abominable n’arrive sinon du fait des Gascons. Pourquoi à ton avis, les Italiens, lorsqu’ils sont en colère, croient-ils prononcer une malédiction contre leurs ennemis en souhaitant que ceux-ci soient obligés d’abriter des Gascons sous leur toit ? Ils démontrent par là que l’appellation de Gascon comporte tous les fléaux et tous les ravages, ils déclarent par là que le nom de Gascon est synonyme de toutes les scélératesses. Ils souhaitent que celui dont ils cherchent la ruine absolue soit tourmenté par la monstrueuse sauvagerie, le brigandage et la turpitude des Gascons ! […] de mémoire d’homme, tous les meurtres et tout le pillage à Paris sont le fait de l’inhumanité des Gascons !</quote> »
                    </p>
                </div> 
            </div>
        </front>
        <body>
            <div type="section" xml:id="Pofr1540-1">
                <head type="FI1">Témoins</head>
                <div type="lecon" corresp="Pofr1540" xml:id="Pofr1540_lec01">
                    <div n="1" type="Dizain">
                        <head type ="TI"><space quantity="8" unit="em"/>A <persName ref="Clement_Marot">Marot</persName>. 
                            <lb/><space quantity="3" unit="em"/>d’un sien Valet, qui l’a<choice>
                                <orig>u</orig>
                                <reg>v</reg>
                            </choice>oit desrob<choice>
                                <orig>e</orig>
                                <reg>é</reg>
                            </choice> <note type="editor" subtype="ms" resp="CS">Cette pièce est la 15<hi rend="superscript">e</hi> du recueil</note>.</head>
                        <l n="1">Ton Ser<choice>
                            <orig>u</orig>
                            <reg>v</reg>
                        </choice>iteur le mien a<choice>
                            <orig>u</orig>
                            <reg>v</reg>
                        </choice>oit apris,</l>
                        <l>Ou tous deux ont esté à une Escholle.</l>
                        <l><choice>
                            <orig>I</orig>
                            <reg>J</reg>
                        </choice>’y ay esté, comme toy, si bien pris,</l>
                        <l>Qu’il ne m’est pas demeuré une obolle.</l>
                        <l n="5">Le tien<choice>
                            <sic>t</sic>
                            <corr></corr>
                        </choice> estoit de faict<choice>
                            <abbr>, &amp;</abbr>
                            <expan> et</expan>
                        </choice> de Parolle,</l>
                        <l><choice>
                            <orig>V</orig>
                            <reg>U</reg>
                        </choice>n <choice>
                            <orig>u</orig>
                            <reg>v</reg>
                        </choice>ray Gascon. Si le mien ne l’estoit,</l>
                        <l>A tout le moins, bonne mine portoit,</l>
                        <fw place="bot-right" type="catch">D'estre</fw>
                        <pb n="p.13" facs="../../images/SteMarthe1540/p13-3.jpg"/>
                        <fw place="top-left" type="pagenum">14</fw>
                        <fw place="top-center" type="head"><hi rend="sc">Le premier</hi></fw>
                        <l>D’estre de Meurs au tien fort allié.</l>
                        <l>Gascon ne fut, mais son Gascon sentoit :</l>
                        <l n="10"><choice>
                            <orig>I</orig>
                            <reg>J</reg>
                        </choice>ouant un tour d’un Moyne resnié.</l>
                        <pb n="p.14" facs="../../images/SteMarthe1540/p14-1.jpg"/>
                        
                    </div>
                </div>
            </div>
        </body>
    </text>
</TEI>